Prolog

Prolog
Pour commencer...

Bonjour, je m'appelle Ivy et l'histoire que vous allez lire est la mienne. Cependant, pour bien comprendre les pages qui vont suivre, je me dois de me présenter un peu...

Mon nom complet est Ivy Rose Mills et je vis en France, plus précisément à Paris, avec mon père, ma mère étant décédée depuis bientôt dix ans d'un cancer du sein. Je suis fille unique et dans quelques mois, j'aurai 18 ans. Je parle bien sûr le français, mais aussi l'anglais et l'allemand, les langues maternelles de mes parents (mon père est Anglais et ma mère, Allemande). J'ai plutôt les traits britanniques que germaniques, disons qu'avoir les cheveux et les yeux bruns en plus d'une extrème minceur, ça n'est pas typique du pays de maman. Malgré sa mort, j'ai continué de vouloir parler sa langue, comme si ça nous rapprochait d'une façon. C'est grâce à mes nombreuses gouvernantes que j'ai pu approfondir ma connaissance de la langue, mon père s'étant enfermé dans un mutisme et une attitude de workaholic après la mort de maman. Elles étaient toutes de son pays d'origine, à ma demande bien sûr.

Vous devez penser que je vous un quasi-culte à mes racines allemandes, et vous n'êtes pas loin d'avoir raison. Je ne sais pas si c'est parce que l'on me les a coupé qu'elles me fascinent, je ne le comprend pas moi-même...

Comme je l'ai dit plus haut, mon père est Anglais, ce qui me vaut mon prénom et mon nom de famille. Ma mère était, allez savoir pourquoi, une amatrice de plantes et fleurs, et c'est elle qui m'a baptisé de ces étranges prénoms. Ivy signifie lierre en anglais. J'aime bien, ça change des habituels Isabelle ou Marie, quoique je n'ai rien contre ces prénoms.

Mon père se prénomme Jim et est médecin dans une clinique privée au coeur de la ville. J'ai peu de choses à raconter sur lui, je ne le connais plus vraiment...

Je n'ai pas d'amis, il n'y a que de ma tante dont je suis réellement proche, la soeur de mon père. Elle se nomme Iris, comme les fleurs aussi. Elle habite également à Paris, ce qui fait que nous nous voyons assez souvent. Elle est la seule adulte qui dorénavant prend véritablement soin de moi, car depuis trois ans, je n'ai plus de gouvernante.

Les élèves de mon lycée doivent me prendre pour une solitaire maladive, je n'ai jamais tenté de nouer des liens avec eux, ça ne m'a jamais passé par l'esprit. Je préfère dessiner seule, et de loin. J'adore aussi l'écriture, le dessin et la musique, ce sont mes passions. Dans ma soif de culture, c'est celle du silence qui semble me ravir le plus. Je m'entoure d'un silence qui peut en déstabiliser plus d'un. Le seul bruit que je tolère et qui embellit mon quotidient est la musique, rien d'autre.

Bon, je crois avoir fini, enfin pour l'essentiel, vous apprendrez le reste à mesure. Et pour ce qui est des évènements à arriver, sachez seulement qu'ils risquent de ne pas que changer ma vie, mais de changer celles de plusieurs autres personnes...

If you can't improve silence, keep quiet




# Posté le lundi 07 juillet 2008 16:49

Modifié le mercredi 11 février 2009 19:12

Kapitel ein - Comment tout commença...

Kapitel ein - Comment tout commença...


Ivy
Papa

Tellement de doutes... Je ne sais pas si je dois vraiment, je ne sais pas ce qu'il en pensera... Il va se croire abandonner à nouveau, j'en suis sûre et je ne veux pas qu'il le pense... Je sais qu'Iris me dirait de ne pas me préoccuper des autres, que je ne vis que pour moi et que je dois arrêter de vouloir que les autres ne se sentent pas mis à l'écart ou blesser, mais c'est plus fort que moi, j'ai peur de sa réaction... Je marche, les mains dans les poches de mon manteau, la tête baissée et mes cheveux masquant mon visage. Mon iPod branché, comme à l'accoutumé, dans mes oreilles, la musique m'aide à évacuer mon stresse... Je frissonne, c'est vrai qu'il fait froid pour un mois de mai, mais la nature aussi à ses caprices... Après plusieurs minutes de marche, j'arrive enfin devant chez moi, une demeure comme il en existe bien d'autres dans cette ville, dont la richesse des occupants est montrée comme pour décourager les rêveurs de temps meilleur... tiens, je devrais la garder en tête celle-là, ça sonne bien. Je fixe la façade en briques beiges depuis longtemps j'imagine, la peur me tenaille l'estomac. Du trottoir, je regarde chaque détail de cette bâtisse que je connais depuis l'enfance, j'y est été élevée après tout. Mais la quitter ne serait pas une grosse perte, je le sens bien. Je fini par éteindre mon iPod, le ranger dans mes poches et, d'un pas lourd, me traîner vers l'entrée, devancée d'une grosse porte en chêne. Je tourne la poignée en cuivre qui pivote, signe que la porte est déjà ouverte et c'est ce qui m'effraie : mon père est donc à la maison. J'entre en tentant de faire le moins de bruits possible pour refermer la porte. Je n'ai même pas posé mon sac sur le parquet vernis que déjà des souvenirs m'assaillent : l'odeur de tartes ou de brioches venant de la cuisine, de la musique provenant du salon jouant à tue tête et la voix enjouée de ma mère qui tente de chanter les paroles en cuisinant le dessert que nous mangerons ce soir probablement. Je vois une petite fille courir de l'entrée vers tout ses bruits et odeurs pour aller étreindre sa mère et lui raconter sa journée, un père qui sort de son bureau pour accueillir sa fille et enlacer sa femme, le sourire aux lèvres...

Ça fait dorénavant 11 ans que ma mère est décédée, mais chaque fois que j'entre dans ma maison, les mêmes souvenirs me rattrapent et me jouent des tours. Les premières fois, je ne voulais même plus rentrer chez moi tant je savais que tout me reviendrait en tête et qu'elle ne serait pas là pour sécher mes pleurs. Je faisais des crises de colère et de larmes pour empêcher quiconque de me faire entrer dans cette maison. Ma nouvelle gouvernante s'arrachait les cheveux à essayer que je franchisse le pas de la porte, mais rien n'y faisait, on devait me traîner à l'intérieur de force. Me laisser revoir cette petite qui, il n'y avait pas si longtemps était moi, heureuse et comblée, insouciante et encore sans problèmes, c'était comme m'arracher un bras tant la douleur était forte. Puis le temps a passé et rentrer chez moi n'a plus été un problème, à la grande joie de tous. Ma tante avait réussi à me calmer en me disant que je ne devais pas avoir peur de ces souvenirs, car ils étaient heureux et n'étaient pas là pour me faire du mal, mais pour me rappeler à quel point j'étais bien avant et que je pouvais le redevenir. C'est à ce moment que nous avons commencé à être plus proches, on se comprenait mieux car nous avions un genre de lien spécial qui nous unissait et que personne d'autre ne pouvait voir ou soupçonner l'existence. Depuis ce jour, j'entre chez moi sans problème, revoyant chaque fois ces fantômes du passé, mais sans plus y faire attention, comme s'ils faisaient parti du décor. Aujourd'hui cependant, ils semblaient plus présent, redoutant sûrement que j'aie besoin d'eux, comme un appuie silencieux venant de l'au-de-là. Je ne suis pas croyante, car si Dieu avait existé, il aurait répondu à mes prières de gamine en guérissant ma mère, mais il ne l'a pas fait. Le jour de son enterrement, j'ai définitivement renoncé à y croire. Malgré cela, je reste persuadée qu'une vie nous attend après la mort, et je le souhaite ardemment. Je ne veux pas que maman n'existe plus nulle part...

Un grincement me tire de ma léthargie rempli de souvenirs et je vois mon père devant moi, ses lunettes sur le bout de son nez et ses yeux qui me regardent par dessus elles. Il ferait presque peur, aussi grand et large d'épaule, mais son air fatigué le trahit. Ses cheveux dégarnis et sa barbe grisonnante lui donne un air sérieux et confiant, mais l'intérieur est tout autre... que voulez-vous, il faut faire bonne impression devant les patients et ne rien laisser transparaître pour ne pas les affoler sans raison. Aujourd'hui, il a un air las, épuisé, comme un fidèle balai qui a fait son temps. La chemise un peu froissé et la cravate dénouée ajoutent au portrait une touche plus mélodramatique. Tiens, je devrais essayer de le reproduire...

- Ça va, Ivy?

L'entente de mon nom me tire de mon examination minutieuse et je reporte mon attention sur mon père.

- Je... quoi?
- Qu'est-ce que tu as? Tu me fixais avec un air perdu et tu même n'as pas encore enlevé ton manteau.
- Je... désolée, j'étais égarée dans mes pensées.
- C'est ce que je vois... bon, si ça ne te dérange pas, je vais retourner travailler un peu...

C'est toujours comme ça avec lui, il est incapable de me parler trop longtemps, c'est comme si je gaspillais son temps. Pourtant, ce soir, je ne le laisserai pas aller se planquer dans son bureau, nous devons nous parler.

- Attend!
- Qui a-t-il?

Son ton exaspéré et énervé ne me fait pas sourciller un instant et je sors de mon sac une pile de feuilles et de documents colorés, que je lui tend après. Il me regarde par dessus ses verres, prend les documents dans sa main en soupirant et retire ses lunettes pour les lire. Je triture mes doigts avec angoisse, j'ai très peur maintenant... Après quelques minutes à tourner les feuilles, il me fait signe de le suivre et nous nous rendons dans son bureau, une grande pièce peu éclairée avec des bibliothèques pleines à rabord de livres jaunis et inintéressant. Il s'assoit derrière son bureau en bois clair et je m'assois en face, sur un des fauteuils en cuir brun qui trône tout près. Je n'ai jamais compris comment mon père et moi pouvions être aussi opposés pour des goûts comme la décoration...

- L'Allemagne, hein?

Je sursaute en l'entendant briser le silence qui était si pesant depuis plusieurs minutes.

- Eh bien... oui.
- Pourquoi?
- J'ai envie d'y aller, de visiter un peu.
- Mais pourquoi là-bas?

Son ton est plein de colère, comme une menace qui plane au dessus de ma tête.

- Tu ne veux plus qu'on y remette les pieds, mais ce n'est pas ce que je veux. J'ai des racines dans ce pays et tu m'en as coupé, maintenant je veux les redécouvrir.

Ma voix est ferme, sans réplique. Il se frotte le front en soupirant, sachant qu'il se livre à une bataille perdue d'avance. Après plusieurs minutes, il reprend les documents en main et les feuillette distraitement.

- Tu voudrais aller étudier là-bas?
- Oui.
- Tu sais, ce n'est pas facile, surtout à cette période de l'année.
- Mais pour l'an prochain, ce serait parfait.
- C'est ta dernière année au lycée, et tu voudrais aller la passer en Allemagne?
- Oui.
- Mais pense à tous tes amis, à Iris...
- Papa, je n'ai personne d'autre qu'Iris et toi.
- Alors pense à elle, comment le prendrait-elle?
- C'est elle qui m'a proposé cet échange étudiant.
- Je... vraiment?

La carte de l'affection et de l'abandon d'autrui vient de sortir du jeu. Il murmure entre ses dents des jurons étouffés et je distingue la phrase : « Après les cheveux, elle lui propose un voyage sans mon accord, et quoi encore? ». Je prend entre mes doigts une mèche de mes cheveux teints couleur « aubergine » en regardant mon père se triturer les méninges.

- Oui, elle sait depuis longtemps que je souhaite y retourner, alors elle m'a trouvé ce projet d'échange entre étudiants européens.
- Mais... où vivrais-tu? Qui te logerais? Te nourrirais?

Il semble plutôt inquiet maintenant, son changement de voix me surprend.

- Une famille d'accueil de là-bas, les coûts de logement et de nourriture sont compris en plus de celui de l'inscription au lycée.
- Pourquoi tiens-tu tant à y aller?
- Papa... je m'enracine ici, je me sens inutile, je n'ai pas d'amis proches, je ne sors pas! Là-bas, je pourrais repartir à neuf, personne ne me connaîtra.
- Allons bon... l'école est fini dans un an, pourquoi tout changer maintenant? Et en plus, il est tard dans l'année pour s'inscrire maintenant, peut-être que toutes les places sont déjà prises?
- Pourquoi tu ne me dis pas franco que tu préfères que je reste ici avec toi?

Un éclair de stupeur passe momentanément sur son visage mais s'efface bien vite.

- Non, ce n'est pas ça...
- Si tu voulais que l'on passe du temps ensemble, il fallait y penser avant. C'est trop tard maintenant.

Je me lève du fauteuil en lui faisant face, les yeux plein de détermination. Il semble luter encore un peu, puis, d'une voix lasse, reprend la parole :

- C'est bon, je te donne la permission...
- Merci papa...
- Il faut que je remplisse quelques documents, n'est-ce pas?
- Oui, il y a ceux que je t'ai rendu et il faut que tu appelles au bureau qui s'occupe d'administrer les séjours des étudiants pour m'inscrire afin qu'ils me trouvent une famille d'accueil et qu'ils fassent les toutes les inscriptions nécessaires pour l'an prochain.
- Tu es sûre que tu veux y passer toute l'année? C'est très long, tu ne t'ennuieras pas de la maison?
- Non, je ne crois pas.
- Très bien alors... je ferai tout ça se soir, je te donnerai des nouvelles quand j'en aurai.
- D'accord, merci.

Je sors de la pièce en poussant un soupir de soulagement et m'accote sur la porte que j'avais préalablement refermée derrière moi. Ça y est, c'est fait...




oOoOoOoOoOoOoOoOo

Alors, comment vous trouvez ce premier chapitre? Bon ou pas? Trop descriptif? Pas assez de mordant? Ne vous inquitez pas, le plus intéressant n'est pas encore en ligne! Mais les TH n'apparaissent pas tout de suite, il va falloir attendre encore un peu!

Edit: Bon, je n'irai pas par quatre chemins, celles qui viennent mais qui ne laissent aucuns comms (genre jamais), je ne trouve pas ça correcte. Vous pouvez juste m'en laisser un sur le prologue, mais ne jamais le faire, ça me fait chier un peu, désolé pour le language. Je n'ai pas l'impression que les gens s'intérressent à ce que j'écris dans ce temps-là... Je n'ai rien contre personne, mais j'aimerais que vous me laissiez minimum un commentaire sur le prologue (vous pouvez en mettre plus, j'ai rien contre ^^), mais je n'aime pas voir que personne en laisse, c'est décourageant... je viens de commencer mon blog, alors je n'ai vraiment pas beaucoup de lecteurs, donc...excusez moi, j'avais besoin de le dire...

merci à une certaine miss pour les supers commentaires qu'elle m'a laissé, j'imagine qu'elle se reconnaîtra ^^ je t'adore ma belle!!







# Posté le jeudi 17 juillet 2008 21:43

Modifié le vendredi 31 juillet 2009 13:42

Kapitel zwei - Une étrangère

Kapitel zwei - Une étrangère
Ivy
Papa
Iris
...
Et trois nouveaux personnages encore inconnus! (pour l'instant, bien sûr!)


Ellipse (trois jours plus tard)

Je suis dans ma chambre, couchée sur mon lit en fixant mon plafond, pour changer. Tout est silencieux. D'habitude, j'écoute un peu de musique, mais pas aujourd'hui. On a beau être samedi matin, je n'en ai pas envie. Depuis ma discussion avec mon père, je me sens plus légère, mieux avec moi-même. Je vais enfin retourner en Allemagne! Si ce n'est pas extra, ça! Bon, enfin, ce n'est pas sûr encore, reste à savoir si les inscriptions ne sont pas complètes, mais j'ai un bon pressentiment de ce côté-là...

- Ivy, je dois te parler...

Mon père vient d'entrer dans ma chambre, geste qu'il n'a pas fait depuis... des lustres, je crois! Sa main est toujours posée sur la poignée de la porte et il détaille la pièce avec étonnement... remarquez, c'est normal, il ne devait même pas se rappeler que j'avais changé les couleurs des murs l'été dernier. Le vieux bleu ciel a été remplacé par un aubergine, comme mes cheveux, et un bleu plus aquatique, moins naturel. La plupart de mes meubles sont noirs ou mauves, dépendant de l'endroit où ils sont, Vous savez, j'ai toujours trouvé que des couleurs opposées créaient plus de «punch» dans une pièce.

- Oui?
- Euh...

Il observe toujours autour de lui, recherchant un truc on dirait. Sûrement les traces d'un passé révolu...il ne m'a pas vu grandir on dirait, ses yeux se posent sur des affiches ou dessins qui ornent mes murs soigneusement décorés. On dirait que d'un coup, il a un choc, qu'il se rend compte que je ne suis plus la petite fille qu'il a si souvent consolé après des cauchemars terrifiants... Son regard continue encore un moment son inspection, puis se pose sur moi.

- Je... je voulais te dire que j'avais pris contact avec l'administration des séjours de ton programme d'échanges, et j'ai des nouvelles pour toi...

Je me redresse rapidement pour m'asseoir sur le bord de mon lit, face à lui.

- Et?
- Et... j'ai peut-être une mauvaise nouvelle...

Je me fige, mon sang fait un tour dans mes veines et je sens une certaine anxiété montée en moi. Et j'avais un bon pressentiment?

- Qu... quoi?
- Oui il... il semblerait qu'il n'y ait plus de familles d'accueil libres pour d'autres étudiants...
- Mais... il n'y a rien à faire?

Je suis dépitée, c'est le mot. C'est impossible, je refuse d'y croire.

- Ils ont mis ton nom sur une liste d'attente, il paraîtrait que beaucoup de jeunes annulent leur inscription durant l'été.
- Mais... je suis à quelle position sur cette liste?

Cette fois, la mine désolée qu'avait pris mon père se change en un petit sourire, ce qui fait renaître un infime espoir en moi...

- Première.
- Comment ça?
- Que veux-tu, ton père a un peu d'influence auprès de plusieurs personnes...
- Comment as-tu fais?
- Je te rassure, tu n'es passée que devant trois personnes...
- Mais papa, c'est injuste!

Son sourire si bienveillant se transforme en une expression d'incrédulité. Je crois que je l'ai vexé...

- Mais... je croyais que tu tenais à ce séjour!
- C'est le cas, je t'assure! C'est seulement que c'est injuste pour ceux dont j'ai pris la place qui se sont inscrits avant moi, papa!

Il se passe la main sur son visage, inspire un long moment puis s'assoit à mes côtés sur le lit.

- Écoute Ivy... je n'ai pas beaucoup été là pour toi ces dernières années et je tenais, pour une fois, à faire quelque chose pour toi qui te rendrait heureuse...Je sais que tu tiens énormément à ce voyage, crois-moi je comprend mieux que ce que j'ai voulu laisser paraître... S'il te plaît, Ivy, laisse-moi faire cela pour toi...

Je laisse passer un cours moment puis répond :

- Papa... ça me touche vraiment ce que tu viens de me dire, crois-le... seulement que... je ne me sens pas à l'aise de prendre la place de quelqu'un d'autre...
- Ivy, ne le prend pas comme ça. Dis-toi que ces personnes tiennent sûrement moins que toi à ce voyage. Tu rêves de retourner en Allemagne depuis que ta mère est morte et je t'en ai empêché... on n'éloigne pas un enfant des ses racines comme ça...
- Papa...
- S'il te plaît, Rosie, prends cette chance et ... laisse tomber ce sentiment d'injustice que tu ressens...

Je rêve ou mon père vient de m'appeler Rosie comme quand j'étais petite? Ça doit bien faire... je ne sais pas, des millénaires que personne ne m'a donné ce surnom!

- Je... d'accord, papa...

Il me sourit encore une fois et dépose un baiser sur mon front... mon dieu, on dirait que j'ai retrouvé mon père d'il y a des années en quelques minutes seulement... Je lui renvois son sourire et il se lève. Alors qu'il allait sortir, je vois son regard se poser sur une vieille photographie encadrée posée sur une étagère de ma bibliothèque. Ses yeux brillent, il l'a fixe un moment puis s'en approche et la saisit. Sur cette photo, c'est nous...enfin, ma mère, mon père et moi, avant qu'elle ne tombe malade. Je devais avoir 4 ans dessus, ça me paraît encore plus loin... comme une autre vie. Elle est en noir et blanc, on l'avait prise dans un parc avant que je n'entre à la petite école pour garder un souvenir de mon dernier été en tant que «petite fille». Dessus, je suis sur les épaules de mon père, la tête penchée, et je le regarde en riant, sous le regard amusé de ma mère. J'entends un reniflement et tourne la tête vers lui, il s'essuie les yeux avec un bout de la manche de sa chemise. Je me lève et marche vers lui, puis dépose ma main sur la sienne en geste de réconfort

- Elle te manque aussi pas vrai?
- Oui, tout les jours...
- Moi aussi... ta mère était une femme merveilleuse, je l'aimais énormément...

Il se tourne vers moi et me sourit faiblement. Seigneur, il a l'air encore plus vieux qu'avant...

- Tu lui ressembles beaucoup...
- Quoi? Mais non, je ne lui ressemble pas du tout! Nous sommes complètement opposées physiquement... et elle était si belle...
- Mais toi aussi Rosie, tu es beaucoup plus belle que tu ne le penses...
- Arrête, ce n'est même pas vrai... tu es mon père, normal que tu me dises un truc pareil, tu n'irais pas dire que ta propre fille est ordinaire!
- Mais elle est loin d'être ordinaire, ma fille...

C'est drôle, mon père et moi, on ne s'est presque rien dit depuis trop longtemps et là, il ne cesse de me complimenter, ça me fait rougir...

- Bon, je dois y aller. Iris a dit qu'elle passerait te voir sûrement...
- D'accord...

Il repose la vieille photo et se dirige à nouveau vers la sortie.

- Papa?
- Oui?
- Merci.

Il me sourit une dernière fois et ajoute :

- Mais tout le plaisir est pour moi...

Et ma porte se referme sur lui... mon père, à moi.

[...]

Iris est en effet venue me voir et j'ai du lui apprendre la mauvaise nouvelle... Elle ne semblait pas triste, au contraire, elle a dit que j'avais toutes les chances d'y aller. Je n'en suis pas si sûre, mais c'est mieux de ne pas la contredire. Elle a proposé qu'on aille faire un tour dans les boutiques, histoire que j'ai quelques nouveaux fringues pour mon voyage... J'ai beau lui avoir dit que rien n'était sûr encore, elle n'a rien voulu entendre. Alors, on a passé toute la journée à traîner dans les boutiques à essayer des vêtements... j'ai fini par acheter beaucoup plus de choses que je pensais, finalement. On s'est bien amusées, mais je me rappelle un truc qu'Iris m'a dit alors que j'étais entrain d'essayer une robe d'été, un peu trop sexy à mon goût, mais dont ma chère tante a juré ses grands dieux qu'elle m'irait comme un gant, pour reprendre son expression.

Flash back

- Ivy?
- Mmmh?
- Tu sais, ce que ton père a fait pour toi... ça ne me surprend pas...
- Pourquoi?
- Malgré tout ce qu'il t'a pu faire croire, il t'aime beaucoup et ton bonheur lui tient à c½ur plus qu'autres choses.

Je sors de la salle d'essayage en poussant le rideau à moitié, espérant me camoufler un peu derrière.

- Ivy Rose Mills, veux-tu sortir de là que je puisse t'observer un peu?
- Mais ça ne me va pas bien...
- Je n'en ai rien à battre, sors de là!

Ma tante a tout un langage, pour être honnête. En fait, c'est une personne assez originale déjà en partant : elle ressemble à un croisement entre Janis Joplin et Demi Moore. Oui, c'est un peu bizarre comme description, mais c'est la stricte vérité. Elle a un look qui fait grano tout en restant très féminin. Ses longs cheveux bruns sont toujours détachés et elle porte des vêtements assez ajustés sans en dévoiler trop. Elle m'emmène toujours dans des boutiques avec des vêtements différents de ce que l'on voit d'habitude, sans être marginaux. Je trouve que je lui ressemble plus qu'à ma propre mère, ce qui est tout de même un compliment, vu le fait que ma tante est une très belle femme. Elle est la petite s½ur de mon père, ce qui fait qu'elle est plus jeune (même beaucoup plus jeune) que lui. Iris a à peine 35 ans alors que mon père verra bientôt frapper la cinquantaine. Comme de quoi les parents font des enfants à tous les âges!

- Bon, très bien!

Je sors complètement de la cabine en ouvrant grand les bras dans un geste d'abandon.

- Alors?

Elle semble un peu médusée je dois dire, ça doit vraiment pas être terrible...

- Bon, d'accord, ça ne me va pas bien, je te l'avais dis!

J'allais entrer à nouveau dans la cabine quand son bras a attrapé le mien.

- Tu enlèves ça et je te mords! Regarde-toi! Tu es superbe là-dedans!

Je vais vers un miroir non loin et me regarde sous toutes les coutures.

- Mon dieu, tu vas faire des jalouses!
- Ne t'énerve pas autant, ce n'est pas si extraordinaire!
- Seigneur, c'est à croire que tu es aveugle!

Elle me fait tourner dans tous les sens pour mieux me regarder et finalement, décide que ce sera mon cadeau d'au revoir pour mon voyage, de sa part.

- Tu vas avoir l'air brillante si aucune place ne se libère!
- Mais veux-tu cesser d'être aussi pessimiste?!
- Pas pessimiste, réaliste ma chère!
- Mais oui...
- Dis Iris...
- Oui?
- Tu le pensais vraiment, ce que tu m'as dit tout à l'heure?

Son visage prend un air sérieux, mais un petit sourire s'étend sur ses lèvres.

- Tu sais, ton père est un homme (NdA: Vraiment? Un père qui est un homme, du jamais vu!), et un homme réagit comme un idiot à des situations qu'il ne peut pas gérer. Ce n'est pas de sa faute, il est né comme ça, ils sont tous comme ça. Mais rien ne l'empêchera jamais de vouloir que tu sois heureuse, grâce ou pas à lui. Et il fera toujours tout pour que tu ailles ce dont tu rêves.

Mon sourire s'étire également et je la serre dans mes bras en lui glissant un «Merci.» au creux de l'oreille. Nous avons passé le reste de la journée à papoter, Iris à se faire draguer par des mecs horribles et bizarrement prétentieux, et à acheter un peu tout ce qui nous plaisait. Une bien belle journée, somme toute.

Fin flash back

Allemagne, Madgebourg

Dans une grande maison au style campagnard vivait une petite famille tout ce qui avait de plus unie. Elle était composée d'une mère et de ses deux garçons, des adolescents, qui, malgré leur gémellité, étaient très différents. Nous étions dimanche matin et la maisonnée était éveillée depuis peu. Chaque membre de la famille était attablé à la cuisine devant un bol de café, émergeant à leur rythme. Ce fut à ce moment que le téléphone sonna, tirant un grognement au plus vieux des garçons assis à la table. Sa mère se leva et étouffa un bâillement avant d'aller répondre.


- Oui allô?
- Bonjour madame, je me nomme Jeanne De la Rochelle (NdA : Pour ma Puce, si un jour elle passe ici :D) du bureau des inscriptions aux séjours étudiants France -Allemagne et j'aimerais parler à Simone Kaulitz.

La femme trembla un peu, elle détestait se faire appeler par ce nom de famille encore aujourd'hui.

- C'est moi.
- Enchantée, madame. Je suis désolée de vous déranger un dimanche matin, mais nous avons des nouvelles pour vous au sujet de l'étudiant pour qui vous aviez accepté le rôle de tuteur pour l'année scolaire prochaine.
- Oui, je vous écoute.
- Il semblerait qu'il est annulé son inscription pour des raisons personnelles.
- Oh. Eh bien je...
- Cependant, il existe une liste d'attente pour les étudiants à qui nous n'avons toujours pas trouvé de familles pour les accueillir. Seriez-vous prête à recevoir un des ces étudiants chez vous cette année?
- Eh bien, oui, je ne vois pas de problèmes, nous étions déjà censé accueillir quelqu'un de toute façon.
- Merci, c'est très aimable à vous. Cependant, il existe un petit problème.
- Lequel?
- Vous aviez indiqué que vous souhaitiez vous occuper de garçons uniquement, et la personne au sommet de la liste est...
- Une fille.
- Oui... Cela causerait-il un problème?
- Je...
- Maman, il y a un problème?
- Attendez un instant.

La femme écarta le combiné et s'adressa à ses fils qui avait suivi la conversation téléphonique de leur mère avec beaucoup d'intérêt.

- Alors?
- Euh... il semblerait que l'étudiant que nous devions accueillir cette année est dû annuler son séjour, alors on me proposait de recevoir un autre étudiant, mais...
- C'est une fille.
- Voilà.
- Franchement, moi ça ne me dérange pas. Tant qu'elle ne prend pas toute la place dans la salle de bain le matin et qu'elle soit mignonne, je ne vois pas le problème. Et toi?
- Euh... moi... moi non plus...

Simone sourit à ses fils et leur demanda :

- Vous êtes sûrs? On ne peut pas l'échanger si ça ne marche pas.

Les deux garçons rigolèrent de la plaisanterie de leur mère et le plus jeune reprit la parole, plus assuré cette fois:

- Mais non! Tu sais, en plus, ça te ferait une alliée à la maison!
- Oui, ce ne serait pas de refus!
- Alors accepte!

Elle reprit le combiné pour s'adresser à la jeune femme qui patientait toujours sur la ligne.

- Mlle? J'en ais parlé avec mes fils et il semblerait que ce soit bon, il n'y aurait pas de problème à héberger cette jeune fille à la maison.
- Fantastique! C'est une jeune française et je peux vous assurer qu'elle a un bon dossier et qu'elle est très bonne élève en plus de parler déjà allemand, ce qui facilite grandement les choses.
- Je vous l'accorde!
- Je vous enverrai une partie de son dossier afin que vous appreniez un minimum à la connaître avant son arrivée.
- Très bien, j'attends tout cela.
- Merci beaucoup Mme Kaulitz.
- Merci à vous, Mlle.

Elle raccrocha, se retourna vers les deux reflets qui la regardait et annonça :

- Les garçons, nous allons recevoir une étudiante française cette année dans notre humble demeure!






oOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Bonjour les miss! Vous allez bien? Moi oui, merci de vous informer xD! Alors je viens de poster le deuxième chapitre et franchement, je ne l'aime pas beaucoup, enfin, pas autant que le premier en tout cas. Mais au moins, l'arrivée de deux de nos chéris est un petit plus, je trouve. J'espère que je ne te décevrai pas, ma choupette!! Gros bisous à vous toutes et passez de bonnes vacances!







# Posté le dimanche 27 juillet 2008 19:34

Modifié le mercredi 11 février 2009 18:53

Kapitel drei - Le piano

Kapitel drei - Le piano
Ivy
Fils n.1
Fils n.2
Mère

Autour d'une grande table de bois vernis, prenant place dans la salle à manger d'une grande maison, était assise une petite famille, plongée dans des papiers qui semblaient être pour eux du plus grand intérêt. Ils lisaient chaques lignes et passaient la feuille alors appris par c½ur à leur voisin de table. Pourquoi une si grande agitation pour de la vulgaire paperasse? C'est bien simple, elle contenait des informations importantes sur une personne qui le deviendrait tout autant pour eux. C'est comique de penser de ces trois personnes connaissaient déjà ses matières les plus fortes à l'école, alors qu'elle ne savait pas encore si oui ou non, elle accomplirait cette année un voyage dont elle rêvait depuis trop longtemps. En effet, notre héroïne ne sait pas encore qu'on lui a trouvé une famille d'accueil, et encore moins que ladite famille sait maintenant qu'elle adore dessiner en écoutant de la musique à tue tête. Et oui, ils viennent de recevoir les documents d'inscription qu'Ivy a rempli il y a de cela près d'une semaine, sans savoir si elle mettait trop ou pas assez de détails. Depuis l'arrivée de ces fameux documents, la famille d'accueil en question ne faisait que se poser d'avantage de questions sur cette étrangère pour qui ils avaient déjà une certaine affection.

- Vous croyez qu'elle est snob?
- Pourquoi?
- Il est écrit ici que son père est médecin dans une clinique privée, alors ils doivent avoir un peu d'argent tout de même...
- Ça ne veut pas dire qu'elle est snob, nous avons ausse de l'argent plus qu'il en est nécessaire, et je n'ai pas fait de vous des petits gosses de riches.
- Ouais, mais ce n'est pas comme ça pour tout le monde!
- Tom, arrête de te faire des idées, on ne l'a connaît pas...
- Mais penses-y! On ne s'entendra peut-être pas bien du tout avec elle!
- Es-tu entrain de me dire que tu ne veux plus que nous la recevions chez nous?
- Non, mais ça m'inquiète un peu...
- Réfléchis, c'est peut-être une grande blonde aux yeux verts, avec d'énormes...
- Bill!
- Excuse-moi...
- Bon, vous allez m'arrêter ce genre de réflexions! Nous avons fait un choix, et on ne peut retourner en arrière maintenant. Je trouve que cette fille semble très bien, il est écrit dans sa lettre de recommandation qu'elle est bonne élève, respectueuse, travaillante et j'en passe, alors faites-vous plutôt une idée sur ce que nous savons, puis quand elle sera là, vous pourrez vous en faire une qui sera plus réaliste. En attendant, arrêtez les élucubrations qui n'ont ni queue ni tête!
- Élucubrations?
- Ne cherches pas, elle sort ses grands mots pour nous intimidez.

Les trois membres se regardèrent un instant, puis explosèrent de rire tous en même temps. Ce genre de situation arrivait trop fréquemment chez eux pour s'en formaliser à chaque fois. Après quelques minutes de fou rire, ils repartirent chacun dans leur lecture jusqu'à ce que leur ventre commence à crier famine. Après tout, il était bientôt une heure de l'après-midi et lire donne faim, c'est bien connu.

- Vous avez faim?
- OUI!
- Bon, je vais préparer de quoi manger, vous pouvez continuer à lire si vous voulez.

La mère s'éloigna de la table pour entrer dans la cuisine et commencer à entrechoquer ensemble la pauvre vaisselle de la maison afin de préparer de quoi rassasier les pauvres petits estomacs. Quand ils furent sûrs qu'elle n'entendait pas, les deux frères se tournèrent l'un vers l'autre :

- C'est bizarre qu'il n'y ai pas de photos, non?!
- Je trouve aussi, c'est à se demander si elle est affreuse et qu'elle ne voulait pas qu'on voit de quoi elle a l'air!
- Ou parce qu'elle est trop belle et qu'elle ne voulait pas que l'on donne une autre utilisation à sa photo! (NdA : Vous avez compris l'utilisation en question? XD)

Les deux partirent à nouveau dans un grand rire, mais qu'ils interrompirent bien vite :

- Il n'y avait pas non plus d'adresse de messagerie, je trouve ça bizarre.
- Oui, peut-être qu'elle n'en a pas ou qu'elle ne veut pas qu'on aille voir?
- Je ne sais pas...

Il se retourna, attrapa une des feuilles qui jonchaient la table pour l'examiner un peu.

- Tu sais, cette fille semble pas mal renfermée, elle n'a mis aucun détail sur des amis ou des loisirs de groupe qu'elle pratiquerais, je ne crois pas qu'elle soit très sociable.
- Espérons tout de même un peu, il ne faudrait pas qu'on se retrouve avec un rat de bibliothèque boutonneux qui ne pense qu'à étudier!
- Au pire, on la décoincera un peu...
- Il reste quand même le fait qu'elle est peut-être boutonneuse!
- Il existe des crèmes qui guérissent l'acné.

Leur mère venait d'entrer à nouveau dans la salle à manger et déposa trois assiettes garni d'un sandwich devant chaque chaise, puis s'assied à son tour. Elle ne toucha cependant pas tout de suite à son repas et plongea son regard dans ceux de se fils.

- Écoutez, je sais que nous avons pris une décision importante, mais si tout ne se passe pas comme on veut, il nous faudra assumer, ensemble. Je ne crois pas que cette fille soit méchante, ni même laide ou complètement coincée, mais peut-être ai-je tort... Il reste que nous nous devons d'être de bons hôtes quand elle arrivera, nous sommes d'accord?

Ils hochèrent la tête en silence. Le reste du repas se passa dans un calme plat, jusqu'à l'arrivée assez bruyante de certaines personnes...

***

Playground school bell rings again
Rain clouds come to play again
Has no one told you she's not breathing?
Hello I'm your mind giving you someone to talk to
Hello


J'aime beaucoup cette mélodie, elle est triste tout en restant simple. J'ai commencé à prendre des cours de piano à l'âge de 8 ans, jusqu'à celui de 15, et j'adorais ça. Dans les derniers moments, je jouais beaucoup ce morceau, je le trouvais poétique et mélancolique... Assise au banc du piano trônant dans notre séjour, je ne touche ni n'effleure les touches d'ivoire. Je les observe, les défiant du regard, je n'ose poser un doigt dessus. Peut-être mon comportement vous fait-il douter de mon amour pour cet instrument? C'est vrai. Je vous ai dit avoir arrêté à l'âge de 15 ans, et il y a toute une histoire qui va avec cette décision...

If I smile and don't believe
Soon I know I'll wake from this dream
Don't try to fix me, I'm not broken
Hello I am the lie living for you so you can hide
Don't cry


Vous savez, j'ai beau semblé un peu prise dans ma bulle, même beaucoup d'ailleurs, mais je ne m'en plains pas. Je trouve difficile de réfléchir quand on se sent constamment dérangé par autrui, et penser est une activité qui me plaît beaucoup. J'ai besoin de peu d'intéractions pour me sentir bien. Je me rappelle, quand j'étais toute jeune, j'adorais regarder mon grand-père s'asseoir au vieux piano qu'il avait chez lui et commencer à jouer en chantonnant. Bien qu'il avait une excellente oreille, il chantait, pour ainsi dire, assez faussement. Ce sont des choses qui arrivent, on ne peut pas tout avoir... Je disais donc que le regarder jouer me remplissait d'admiration, et c'est d'ailleurs lui qui m'a donné le goût d'apprendre. Mon coup de foudre, c'est lui. Mes premières leçons, c'est lui. Mon premier morceau accompli sans fautes, c'est devant lui. C'est lui qui m'a donné cet amour, cette passion. Je venais de perdre ma mère, et il m'a donné quelque chose à quoi me raccrocher. La musique a toujours été très présente chez moi, mes parents ont toujours adoré l'écouter, malgré le fait que mon père est arrêté dorénavant de se «laisser distraire» par elle, sûrement parce que l'envie était mort en même temps que ma mère... Quand j'ai décidé d'apprendre à jouer, plus rien ne m'arrêtait et j'ai enchaîné les cours et les leçons. Tout mon temps libre n'y passait pas, j'avais d'autres centres d'intérêt, mais celui-ci restait dominant. Ça ne m'a jamais semblé une corvée, à chaque fois un plaisir renouvelé. Mon père a même fini par m'offrir mon propre piano, un an après que j'aie débuté. Dès lors, je jouais encore plus souvent. J'ai dis que pour moi, réfléchir était très important, et les moments où mes doigts courraient sur les touches devenaient des moments d'intense réflexion. Au décès de mon grand-père, il y a presque trois ans, j'ai drastiquement arrêté de jouer. Le piano, c'était lui et moi, pas moi seule... comme signe de respect pour notre pacte silencieux, je n'ai plus retouché au piano depuis. Je me rappelle, lorsque j'ai appris sa mort, être allée m'installer au banc et j'ai joué, très longtemps, du mieux que je pouvais. Ça a été ma dernière fusion avec cette instrument, ensuite j'ai cessé. J'avais décidé que se serait mon « au revoir » à mon grand-père, une sorte d'adieu, puis plus rien. Au début, ça m'a manqué, je le reconnais. Puis, le temps a passé et le manque s'est dissipé. Mon père a toujours tenté de me faire changer d'idée et de me faire recommencer, mais je refusais catégoriquement. On aurait dit que m'entendre jouer pendant toutes ces années l'avait réconcilié avec la musique, et je m'étais félicité pour ça. Il a tout de même conservé le piano, qui trône fièrement dans notre séjour, recouvert cependant de poussières et maintenant de mes regrets...

Suddenly I know I'm not sleeping
Hello I'm still here
All that's left of yesterday


(Hello, Evanescence)

Pourtant, aujourd'hui, j'ai envie de faire entorse à ma promesse : j'ai envie de jouer, une envie si forte que je ne crois pas y résister très longtemps. Vous doutez-vous du pourquoi? C'est simple : il y a quelques minutes, j'ai appris que je m'envolerais pour l'Allemagne dans un peu plus d'un mois...






oOoOoOoOoOoOoOo

Hello! Et oui, je me suis fait trouvée par ma chewie ! Il était temps si vous voulez mon avis... xD je t'agace ma Cynnou!! Bon, j'ai quelques petites nouvelles pour vous: je pars demain en vacances (enfin!) pour quelques jours, puis c'est le show desTH (OH OUI! je l'attend depuis trop longtemps celui-là!) à Saint-Jean-sur-Richelieu, alors je ne serai de retour que dimanche prochain, et encore je ne crois pas mettre de suite dès que je vais revenir... Gros bisous à vous toutes!

mari

# Posté le samedi 02 août 2008 09:39

Modifié le mercredi 11 février 2009 19:41

Kapitel vier - Une heureuse nouvelle

Kapitel vier - Une heureuse nouvelle
Ivy
Tom (maintenant qu'on sait comment il s'appelle xD)
Bill (Idem :D)
Ami n.1
Ami n.2
Ami n.3
Amie n.4 (oh scoop, je l'ai écris avec un E!)
Simone (Idem :D)
Iris
Papa (ou Jim, c'est au choix xD)

J'avais terminé la première partie du chapitre précédant en disant : « Le reste du repas se passa dans un calme plat, jusqu'à l'arrivée assez bruyante de certaines personnes... ». Eh bien ces mêmes personnes venaient de faire irruption dans la salle à manger qu'occupaient nos trois personnages attablés devant leur repas, comme si entrer dans cette demeure sans cogner était une habitude. En vérité, c'en était une. Trois paires de regard se retournèrent vers les nouveaux arrivants, au nombre de quatre : trois garçons et une fille, tous environ du même âge que les deux frères, qui les regardaient amusés. Cela arrivait trop souvent pour s'en formaliser également à chaque fois, comme les tirages de tronche dans leur famille. Bref, revenons-en à nos illustres visiteurs et à leurs hôtes :

- Hello la famille!
- Bonjour vous tous!
- Bonjour Sissi, comment ça va ?
- Très bien mes chéris, et vous?
- Super, puisqu'on est là!
- Ouais, se serait mal venu de notre part qu'on se pointe alors qu'on est pas d'humeur à être agréables!
- Déjà que vous entrez sans frapper, comme si on était dans un moulin!
- Ah! C'était pas ça à la base?
- Putain Georg, on s'est avoir, ils nous avaient dit qu'on était dans un moulin!
- Et qui vous aurait dit ça, qu'on l'étripe?
- Bah un peu tout le monde en fait...
- Ouais, mais bref changeons de sujet!
- Ah oui, tu es assez doué là-dedans, Andy...
- Bon, la Saraloute va se la fermer et me laisser dire bonjour à mes copains, oui ou merde?
- Merde!
- J'en étais sûr...

Ce grand blond tout mince marcha vers ses amis, toujours assis autour de la table, dans le but de les enlacer, pour ensuite faire de même avec leur maman. Tous les autres s'assirent autour de la table comme s'ils étaient chez eux, mais encore une fois, personne ne trouva à redire. Voyez-vous, ces six-là se connaissent depuis la petite école, et rien dans la vie ne les avait à ce jour séparés, et ils comptaient bien sur le fait que cela n'arrive pas. Simone avait vu grandir les amis de ses fils comme s'ils étaient ses propres enfants et elle avait pour chacun une grande affection, qu'ils lui rendaient bien. Andy, que l'on surnommait ainsi car il détestait son prénom, était, comme déjà mentionné, un grand blond au regard doux, qui ne pouvait s'empêcher de lancer des phrases qu'il souhaitait assassines à Sara, la seule fille de la bande. Il changeait très rapidement de personnalité, passant du blond insouciant à celle du garçon attentif et raisonné. Sara, quant à elle, était la fille de la meilleure amie de Simone, que tous surnommait Sissi, et c'était d'ailleurs ensemble qu'elles avaient démarré un Café dans le centre-ville. Sara était leur serveuse-vedette depuis le commencement, bien qu'elle n'est pas eu tout de suite l'âge de travailler légalement. C'était une jeune fille très jolie, une petite brune qui ne se laissait pas marcher sur les pieds, malgré ses airs de bonne maman. Elle était un peu celle du groupe, qui en fait avait commencé à la traiter comme tel depuis le début. Ses grands yeux tendres étaient toujours plein d'affection pour ses amis, qu'elle chérissait de tout son c½ur. Simone avait commencé à desservir la table alors que les autres avaient déjà débuté une conversation qui ne semblait pas franchement passionnante à ses yeux:

- Mais je te jure, elle était à quelques centimètres de moi et d'un seul coup, je suis parti! Comme ça!
- Serais-tu entrain de devenir sensé, Tomi?
- Tom? Sensé? Avec les nanas? Tu rigoles, j'espère!
- Allez-y, foutez-vous de ma gueule, je ne dirai rien!
- On n'avait pas besoin de ta permission, calamar pourri!
- Répète un peu ça pour voir ?
- Ca-la-mar pou-rri!

Ni une, ni deux, ledit calamar se jeta sur son ami et l'envoya rouler par terre en rigolant. C'était toujours ainsi entre eux, ces deux-là ne faisaient que se chamailler pour des histoires sans importance, ce qui faisait bien rigoler les autres.

- Bon Tom, arrête de maltraiter mon homme ou je te le fais payer!
- Ah oui, et comment?
- Ne me fais pas chercher des idées atroces pour te punir, tu sais que j'en suis capable!

L 'assistance déglutit, tous savait en effet à quel point Sara pouvait se montrer imaginative pour punir quelqu'un qui s'en prenait à son copain. Tom se releva donc de sur son ami, lui tendit une main qu'il prit et se redressa en souriant comme un gogole. Il aimait bien être protégé ainsi, même par une fille.

- Je te le dis Georg, dès que Sara a le dos tourné, je te fais manger la poussière!
- Mon dieu, comme j'ai peur, un puceron veut ma mort!

Georg était un jeune homme assez costaud, de bonne taille, qui en imposait surtout grâce à son regard qui lançait des éclairs à quiconque qui osait s'en prendre à ses amis ou à sa copine. Il s'était fait une réputation juste en ayant remis à leur place quelques personnes qui commençaient à trembler dès qu'elles le voyaient arriver dorénavant. Il était le papa du groupe, et tous le respectait dans ce rôle, sauf Tom, qui prenait plaisir à lui sauter dessus à la moindre occasion. Depuis maintenant trois mois, il vivait plus au centre de la ville avec Sara, dans un petit appartement qu'ils avaient loué durant l'année scolaire. Ce couple-là avait toujours été ensemble, du moins c'est ce qui semblait à tout le monde. Ce qui ne les empêchait pas de venir régulièrement scouatter chez les frères Kaulitz. Le plus âgé, d'ailleurs, était sur le point de refaire le portrait de son ami à l'aide d'un poing déjà bien brandit quand une main se posa sur son épaule.

- Quand est-ce que tu comprendras qu'il ne fait ça que pour t'énerver?

Celui-là se nomme Gustav, Gus pour ceux à qui il le permet. Un jeune homme blond aux cheveux courts, plus planté que le deux tiers de la bande. (NdA : Assez facile, quand on sait qui en fait partit!) Il était le plus sage et le plus réfléchis, à l'opposé des autres finalement. C'était toujours lui qui calmait le jeu entre les autres et faisait réfléchir les cinq récalcitrants avant qu'ils ne fassent une bêtise, ce qui était arrivé d'innombrables fois. Il parlait peu, mais quand il ouvrait la bouche, on se taisait, c'était la règle. Règle à laquelle personne ne faisait exception en ce moment.

- Franchement Tom, crois-tu vraiment qu'il ne dit ça que pour être méchant?
- En fait oui, vu que tu en parles.
- C'est plutôt de l'arrogance, si tu veux mon avis.
- Je crois que Gus a entièrement raison.

Simone avait balancé cette réplique en revenant de la cuisine, portant une gigantesque tarte d'une main et une pile de couverts de l'autre, comme si elle s'était préparé à l'éventualité d'une invasion d'affamés. Sara accourut pour l'aider à porter le tout et elles déposèrent tout sur la table, pour ensuite commencer à séparer le dessert en sept parts pas très égales : on savait qui en prenait beaucoup et qui très peu.

- Tom, un jour tu devras te montrer un peu moins susceptible, sinon il va t'en coûter cher!
- Mais 'man, il n'arrête pas deux secondes!
- Que veux-tu, c'est dans ma nature, je ne peux résister à l'envie de me moquer de toi!
- Et c'est purement affectueux, pendant qu'on y est?
- Purement, mon cher ami!

Le jeune homme finit par esquisser un sourire et à retourner s'asseoir à côté de son jumeau, qui n'avait que peu bougé, ni même prononcé un traître mot depuis le début de l'échange. Il prit la pointe de tarte que lui tendait Sara et se mit à manger comme si de rien n'était, et fut tout de suite imité par les autres. Un grand silence prit place autour de la table, que brisa finalement un certain calamar :

- Oh! On vous a pas encore dit la nouvelle! On va accueillir une étudiante française cette année!
- Quoi?
- Hein?
- Comment?
- Pourquoi, qui, qu'est-ce que...
- Bon, viens-en droit au but! Comment ça?
- Eh bien maman avait donné son nom à une agence qui propose à des élèves aussi européens des échanges étudiants en Allemagne...
- ...mais ils ont appelé il y a quelques jours pour dire que finalement, le gars qui devait venir chez nous a dû annuler pour des raisons personnelles...
- ...alors ils nous ont demandé si l'on serait prêt à recevoir une fille à la place...
- ...et nous avons accepté!

Les quatre autres avaient bu chaques paroles prononcées par les jumeaux et leur expression semblait faire comprendre qu'ils finissaient par assimiler doucement ce concentré d'information. Ce fut Sara qui brisa la première le silence qui avait enveloppé leur grande réflexion :

- Mais alors ça veut dire que je ne serai plus la seule fille du groupe!

Tous se retournèrent vers elle avec un air ébahi. Personne ne savait encore de quoi avait l'air cette fille, mais Sara lui faisait déjà une place dans leur groupe, comme si c'était tout naturel.

- Euh... encore faut-il qu'on la connaisse un peu avant...
- Mais non, je suis sûre qu'elle est super! Elle parle allemand déjà?
- Oui, sa mère est d'origine allemande.
- Comment savez-vous cela?
- On a reçu son dossier de candidature par la poste, du moins une copie.
- Et elle s'appelle comment? Vous avez une photo?
- Ivy Rose, si je me rappelle bien. Et non, nous n'avons pas de photos.
- Rose? C'est son nom de famille?
- Non, ça ce n'est que son prénom.
- C'est Mills, son nom de famille.
- Et vous dîtes que c'est une française?!
- Son père est d'origine anglaise.
- Alors elle n'est pas plus française que moi, si son père est anglais et sa mère est allemande!
- On appelle ça une nationalité, abruti!
- Toi même!
- Bon, arrêtez tout de suite avant que ça ne dégénère!
- Désolé, Sissi.
- Alors, que savez-vous d'autre sur elle?
- À ce que l'on a comprit, c'est une solitaire, genre un brin artiste, qui dessine tout le temps en écoutant de la musique.
- Une coincée, finalement.
- On en sait rien, mais ça sonne un peu comme ça.
- Quoi d'autre?
- Elle est bonne à l'école, adore aussi lire et a une tante avec qui elle adore traîner.
- Si c'est rendu qu'elle traîne avec sa tante, c'est qu'elle ne doit pas avoir beaucoup d'amis!
- Encore là, ça ne semblait pas la déranger, si on se fie au ton de sa lettre.
- Mouais...

Tous replongèrent dans leur dessert un instant, puis repartirent la conversation quelques secondes après :

- Vous savez, il ne suffit que de la décoincer et le tour est joué!
- Peut-être, mais on ne sait pas si c'est une coriace ou pas.
- On verra bien, de toute façon.
- Elle arrive quand?
- Dans genre un mois, c'est ça?
- Oui, elle passe la majeure partie de l'été ici.
- Et vous lui avez déjà parlé?
- Non, mais on a une adresse à Paris pour la contacter, et maman voulait qu'on lui envoie une lettre de bienvenue chez nous, qui dit genre : « On n'est pas des sauvages, n'ai pas peur. » ou un truc du genre.


Tous partirent dans un éclat de rire général, un peu forcé pour une certaine personne (Nda: Dont vous découvrirez l'identité plus tard!), ne se doutant pas que la jeune fille dont ils parlaient stressait comme une dingue à l'idée de rencontrer une famille avec qui elle vivrait au bout du compte assez longtemps...

***

- JE TE L'AVAIS DIS!!!!
- Mais oui!
- DIS-MOI QUE JE TE L'AVAIS DIS!!
- Tu me l'avais dis, t'es contente?!

Mon ton est mi-exaspéré, mi-amusé tant ce l'est de voir ma tante sautiller partout dans le salon alors que je me tiens bien droite, les bras croisés, à la regarder faire avec un sourire en coin.

- Dis donc, c'est limite tu es contente que je parte!
- Non, je suis contente pour toi, miss grincheuse!
- Je ne suis pas grincheuse, je suis moins démonstrative dans ma joie que toi!

Mon regard glisse vers le piano, mais je reporte bien vite mon attention sur ma tante qui est sur le point de remercier Dieu de me laisser faire ce voyage, c'est vous dire.

- Et en plus, pourquoi tu es si contente?
- Parce que tu réalises ton rêve ma belle, alors laisse-toi aller et danse avec moi!

Et puis zut, j'en ai marre de la regarder sauter partout alors que moi aussi j'en ai envie. Je cours vers la chaîne stéréo du salon et ouvre la radio. Un morceau
assez populaire en ce moment commence à cet instant et je prend les mains qu'Iris me tend et nous commençons à sauter partout sur le divan ou sur le plancher en criant notre joie. J'avoue, je fais cela très rarement, mais ça fait encore plus de bien! Je suis euphorique, plus portée sur extérioriser ma joie que ce matin. Le bruit de la porte d'entrée ne me sort même pas de ma torpeur et je continue à me déhancher avec ma tante, sans me soucier de ce qui m'entoure.

- Que célébrez-vous, les filles ?

On se retourne vers mon père qui a pris ma pose de tout à l'heure à l'entrée du salon, le même sourire en coin.

- Souris un peu plus, Jim! Ta fille part en Allemagne finalement!

Son sourire s'agrandit l'espace d'un instant, puis il part dans son bureau en nous laissant faire les folles finies. D'un coup, je me ressaisis, le temps de comprendre quelque chose : je vais vivre loin de ma tante, de mon père, dans une famille que je connais rien, même pas le nom, et chez qui je vais vivre une année entière...




oOoOoOoOoOoOoOo

Bonjour mes chéries, vous allez bien? Moi j'avais la flemme ce matin, mais j'ai décidé de me botter le cul (comme c'est vulgaire xD) et de vous écrire une suite, depuis le temps que j'en ais posté une!! Alors, j'ai essayé de ne pas trop mettre les twins en avant, qu'on voit leurs amis un peu (c'est plus facile pour les présenter!), mais les chapitres ne seront pas tous comme ça, rassurez-vous! Et le hérisson sera plus actif et présent aussi, c'est juste que je devais faire un article comme ça pour commencer ma fic comme du monde! J'espère que vous aimez quand même!! Ah! et j'ai un service hyper super méga giga important à vous demander : connaissez-vous l'adresse d'un annuaire où je pourrais inscrire ma fic? Ce serait très apprécié en tout cas, merci à celles qui me répondront! Je vous aime les filles!!

mari

# Posté le lundi 11 août 2008 17:22

Modifié le mercredi 11 février 2009 19:45

C'est aussi mon histoire...

C'est aussi mon histoire...
Bonjour, je m'appelle Bill, Bill Kaulitz. J'ai presque 18 ans, un frère jumeau qui s'appelle Tom et ceci est mon histoire, du moins un pan. Je vis à Madgebourg depuis toujours, à ce que je me rappelle. Mon frère et moi vivons uniquement avec ma mère, dans une grande maison de style campagnard en retrait du centre-ville. Ce n'est pas très commode vu que notre école et le travail de ma mère y sont établis, mais pour rien au monde nous ne renoncerions à cette maison, elle fait partie de nous.

Sinon, je pourrais aussi vous parler de mes meilleurs amis, ceux avec qui j'ai tout vécu : Andy, Georg, Gus et Sara. On se connaît tous les six depuis les couches-culottes, et je crois que ça durera jusqu'aux cannes, dentiers, prothèses et nourriture passée au mixeur. Enfin bref, nous sommes tous très proches les uns des autres, et c'est l'essentiel.

J'ai des passe-temps peu variés, tous reliés aux arts. J'adore écrire, dessiner et, peut-être vais-je vous étonner, chanter. Tom, Georg, Gus et moi avons monté un groupe il y a quelques années, pour le plaisir de tenter l'expérience. C'est un truc que j'aime beaucoup, ça nous permet tous de nous défouler un peu. Je suis le parolier en chef, c'est quelque chose qui me plaît. J'écris sur des sujets tous reliés à ma vie, je trouve plus facile de m'en inspirer que d'écrire sur n'importe quoi. Mais bon, ce ne sont que des détails, j'en reparlerai dans peu de temps.

Il y aurait une dernière chose dont je voudrais vous parler, plutôt importate d'ailleurs : nous allons accueillir une jeune française chez nous dans peu de temps, et je dois dire que cette idée me stresse. Ce n'est pas contre elle, je ne la connais même pas, mais c'est justement l'idée d'héberger quelqu'un dont je ne connais rien qui m'agoisse. De plus, j'ai un drôle de pressentiment à son sujet, mais je ne sais pas quoi en penser... Enfin, peut-être me fais-je des idées, ou peut-être ais-je des raisons de m'inquiéter, qui sait...


# Posté le mardi 12 août 2008 16:35

Modifié le mardi 03 février 2009 10:23

Kapitel fünf - La lettre

Kapitel fünf - La lettre
Ivy
Jim (papa d'Ivy xD)



Depuis plusieurs années, je me pose sans cesse des questions auxquelles je n'ai pas de réponses... Je crois que c'est le propre de l'être humain de s'interroger, de se poser de questions et de chercher des réponses tangibles, c'est ce qui fait que nous sommes de cette espèce après tout. J'ai souvent l'impression que dans mon cas, ça frôle le maladif, mais je me suis habituée aux interrogations qui surviennent constamment dans ma tête. Je ne sais pas trop si nous sommes tous ainsi, mais j'ai toujours eu l'impression que j'étais différente. Pas anormale, différente. Et pour être franche, ça ne me dérange pas. C'est sûr que parfois, je me demande ce que se serait si je n'étais pas moi, mais une autre personne à mon opposé... Ce serait étrange en fait, peut-être pas si j'avais toujours vécu ainsi, mais si je changeais radicalement de comportement ou d'habitudes, ce serait un choc émotionnel à la puissance dix. Que voulez-vous, je n'ai aucune idée de comment me débrouiller en étant une autre personne que moi...

Pour en revenir à mes habituelles questions sans réponses, je dois dire qu'elles semblent déchaînées ces temps-ci. Disons qu'avec mon départ imminent, je suis de plus en plus stressée à propos de tout, j'ai peur de ce qui peut m'arriver là-bas... Mon père et moi partons, enfin sommes partis, en vacances cette année, chose que nous n'avons pas faite depuis... je dirais trois ans. Mon père a rapidement bouclé un voyage pour l'Italie, un autre pays que j'ai toujours rêvé de visiter. Nous faisons un grand tour, du nord vers le sud. Notre hôtel du moment est situé à Sorrente, près de Capri.

C'est fou, ces derniers temps j'ai l'impression que nous faisons des choses que nous n'avions pas fait depuis des années, et c'est un peu perturbant, comme si c'était trop de changements à la fois... Je suis en ce moment assise sur la plage, en face de la mer, les genoux repliés contre ma poitrine, mes bras passés autour. Je fixe l'horizon, où un splendide couché de soleil peint le ciel d'orange, de jaune et d'une pointe de rose. L'air commence à être plus frais, mais je ne souhaite pas bouger, je suis bien ici. J'écoute tranquillement ma musique en observant le ciel s'assombrir, en faisant passer des grains de sable entre mes doigts. Ça me calme, c'est rassurant à la fois. Je déserre mes bras d'autour de mes jambes et les étire. Je prends les pans de ma veste de laine et ré entoure mon corps pour me réchauffer. Le soleil est presque partit, la chaleur qui a régné toute la journée aussi et mon angoisse se fait moins vive qu'il y a quelques instants. Mes pensées voguent un moment, me ramenant quelques jours en arrière...

Flash back

Je suis entrain de faire ma valise, nous partons en vacances, mon père et moi, prêt de la mer. Cela fait des années que nous n'avons pas voyagé ensemble, et vu que je pars toute l'année, il voulait en profiter pour que nous soyons tous les deux seuls pendant une dizaine de jours. Je trouve que c'est une bonne idée, en plus je n'en pouvais plus de rester enfermée tout l'été, à dessiner ou à me promener dans les rues de Paris, à fureter dans les cafés. Non pas que ce soit désagréable, mais j'aime la variété. Donc, cette année, je pars en vacances à l'étranger, pour ensuite revenir chez moi une courte semaine et repartir à l'étranger pour une année... Vu comme ça, ça fait beaucoup de voyagements. Mais bon, je ne m'en plaindrai pas une seconde, c'est ce que je voulais. Un grattement à ma porte me tire de mes réflexions persistantes et je me retourne vers celle-ci. Mon père se tient dans l'encadrement, une enveloppe à la main et un petit sourire aux lèvres, que je lui rends.

- Ça avance bien?
- Oui, et toi?
- Aussi. Tu as reçu quelque chose par la poste.
- D'où ça vient?
- Euh... d'Allemagne, je crois.

Mes yeux doivent sortir de leur orbite, car le sourire de mon père prend une allure amusée. Je délaisse le maillot de bain que j'étais entrain de plier et marche vers lui pour prendre la lettre qu'il me tend. Je la contemple un bon moment, analysant l'écriture et l'orthographe des mots. Une voix me fait reprendre contact brutalement avec la réalité :

- Iris a appelé et a dit qu'elle ne pourra pas nous voir avant notre départ, mais qu'elle nous souhaite un bon voyage, qu'elle t'embrasse, et qu'elle sera là quand tu partiras dans quelques semaines.
- D'accord.

On se sourit une dernière fois, puis il part, me laissant seule avec ma précieuse lettre...

Fin flash back

J'ai emmené cette lettre avec moi, je l'ai même ici, dans ma poche. Je l'ai lu, relu et relu jusqu'à ce que je connaisse certaines phrases par c½ur. Je ne sais pourquoi, mais ça m'a touché de la recevoir, peut-être parce que j'ai vu que quelqu'un d'autre se souciait de ma venue. Elle est bien sûr écrite en allemand, et ça m'a pris un dictionnaire pour déchiffrer quelques mots, je l'accorde. C'est bien écrit, mais simple en même temps :




Bonjour Ivy,

Tu as écrit dans ton formulaire d'inscription, dont nous avons reçu des fragments, que tu n'aimais pas te faire appeler par ton prénom complet, alors j'en ai tenu compte. Je voulais te souhaiter la bienvenue chez nous pour l'année qui vient, nous sommes heureux à l'idée de te rencontrer et de passer de prochains moments en ta compagnie, que nous croyons très agréable. Nous concevons aussi que changer de pays pour une année aussi importante que la terminale peut être stressant, en plus de rencontrer de nouvelles personnes, alors sens-toi bien à l'aise de me ré écrire pour me faire part de tes inquiétudes. Il n'y a aucune mauvaise réponse, rassure-toi. Nous espérons aussi que tu te plairas chez nous, et que ton séjour sera des plus agréables. Notre famille est quelque peu différente de la norme, mais ne t'inquiètes pas, nous n'avons jamais mangé personne. D'ailleurs, peut-être veux-tu en apprendre un minimum sur notre famille, je ne crois pas que personne ne t'aille parlé de qui nous étions.

Tout d'abord, je me présente : Mon nom est Simone, et je suis ta tutrice pour cette prochaine année. J'ai deux garçons, des jumeaux, qui ont ton âge et qui sont en même année que toi. Je t'ai d'ailleurs joint une photo d'il y a quelques années (C'est la seule qu'ils m'ont permis d'envoyer!) pour que tu puisses voir de quoi nous avons l'air, c'est toujours utile! Si tu le veux bien, j'aimerais que tu répondes à ma lettre afin que nous ayons quelque chose de toi avant ton arrivée. Une photo aussi serait appréciée, les garçons meurent d'envie de savoir à quoi tu ressembles. Encore une fois, si tu t'en sens incapable, il n'y a pas de problème. Encore une fois, je suis très heureuse que tu viennes vivre chez nous durant cette année, et j'espère que tu te sentiras ici comme chez toi. À bientôt et surtout, bonnes vacances!

Simone Kaulitz



Lire cette lettre m'a réchauffé le c½ur, cette femme semble adorable. Elle a même joint une photo d'elle et de ses fils qui doivent avoir 10 ans dessus, peut-être moins. Je l'ai emmené avec moi, mais elle est restée à l'hôtel. Je n'ai toujours pas écrit ma lettre, mais je compte le faire. J'ai emmené une photo de moi, peu récente cependant, au cas où j'envoie cette lettre durant mon voyage. Pour l'instant, je dois rentrer à l'hôtel afin de dîner avec mon père, mais avant, je dois faire un brin de toilette.

[...]

Le dîner s'est bien passé, nous avons mangé sur la terrasse de l'hôtel et discuté durant plusieurs heures. Elle est entourée d'arbres fruitiers, d'agrumes plus précisément. Les lumières tamisées posées sur les tables donnent un très joli effet sur le feuillage. Une soirée très agréable, finalement. Je suis maintenant dans ma chambre, allongée sur mon lit, et la pensée d'écrire cette lettre se fait de plus grande. Je continue de fixer un point au plafond, me faisant bercer par le bruit des vagues qui entrent par ma fenêtre, ouverte. Je me demande si Simone et ses fils sont déjà venus en Italie... Il faudrait que je le leur demande, un jour... Pourquoi pas maintenant?! Si je le demandais dans ma lettre, ils pourraient me répondre, qui sait? Je me lève et saisis la photo qu'elle m'a envoyé, posé sur la table de chevet de la chambre. Dessus, on peut voir deux garçons châtain blond identiques, riant aux éclats, et une femme, blonde et très jolie, les tenant dans ses bras et souriant à l'objectif. Je la retourne et lis : «Simone, Tom et Bill, avril 99». Allez, du papier, un crayon et on commence...




oOoOoOoOoOoOoOoOoO

Hello mes miss!! Comment vous allez aujourd'hui?? Ah moi ça boum tout baigne xD Oui, quelle expression de merde!! Je voudrais faire un gros coucou à ma super miss Na!! Ce chap est juste pour toi, tu vas me manquer ma LOUTRE! Gros becs à vous toutes!!

mari

pix: Photo que j'ai prise de Sorrente, quand j'y suis allée en février-mars dernier *_* j'adore l'Italie!

# Posté le vendredi 15 août 2008 11:45

Modifié le mercredi 11 février 2009 18:54

Kapitel sechs - Une fille bien étrange...

Kapitel sechs - Une fille bien étrange...
Ivy
Jim

« Comme je levais les yeux avec un froncement de sourcils quelque peu horrifié, je vis un joli visage effronté, encadré d'épaisses boucles noires et surmonté d'un petit chapeau rouge posé de façon fort désinvolte. Je ne donnai guère plus de dix-sept ans à la péronnelle, bien qu'elle eut les joues enfouies sous de la poudre et les lèvres peintes d'un rouge invraisemblable. »...


Vous savez, j'adore la façon dont on peut décrire les femmes au travers des romans, à quel point la vision des auteurs est différente sur l'esthétique et la beauté. Pour moi, une auteur décrira une autre femme avec tous les apparats qu'elle revêtit, passant de sa toilette, soit élégante ou pathétique, à de son teint, voir même le maquillage qu'elle emploie. Seule autre une femme peut faire telle description. Les hommes, quand à eux, feront soit l'éloge de la beauté parfaite et vaporeuse d'une femme, ou de la grossièreté de ses traits. Soit une femme est belle, soit elle est laide. J'ai toujours beaucoup aimé la façon qu'avait Agatha Christie d'introduire un personnage féminin dans l'action de ses romans, car elle peut allier les deux types de description. C'est justement un de ses ouvrages que je lis en ce moment : Le crime du golf, d'où l'extrait qui précédait. Il s'agit de la rencontre entre le personnage de Hastings et une jeune fille, dans un train vers Londres. Pour l'instant, je ne suis qu'au tout début du livre, mais déjà la description m'a charmé, je trouve toujours très bien décrite chaque femme qui entre en scène dans ses romans.

- Alors, c'est bon?
- Papa, je n'ai lu qu'une page et demi pour l'instant...

Mon père et moi sommes couchés sur des transats posés sur la terrasse de l'hôtel, faisant face à la mer. Il fait assez froid aujourd'hui, nous nous sommes emmitouflés dans des vestes chaudes et je porte autour du cou le foulard que j'ai acheté à Venise, quelques jours auparavant (NdA : Foulard que j'ai faillit perdre au concert du 19 mai -_-' et me faire voler au Lac par Flo XD) . Je me suis emmenée un bouquin à lire pour la journée, c'est notre jour de détente avant de repartir visiter l'Italie. Cependant, mon père ne semble pas d'avis que je le lise, il semble avoir quelque chose à me dire...

- Oui, papa?

L'entente de ma voix le fait sursauter tandis que je referme mon livre avec un air patient.

- Je... Quoi?
- Il n'y aurait pas quelque chose que tu voudrais me dire?
- Je... euh... oui, tu as raison...

Il s'assied face à moi sur son transat et me regarde droit dans les yeux, essayant sûrement de faire passer son message ainsi. Cette fois-ci, je ne tenterai pas de le déchiffrer, je veux qu'il me le dise lui même. Il semble d'ailleurs encore plus mal à l'aise quand il voit que je n'ouvre pas la bouche. Je l'entends prendre une grande inspiration, puis :

- Je voulais... que l'on parle un peu de ton départ.

Je pose mon livre à mes côtés et me tourne vers lui, de façon à ce que nous soyons face à face. Je le vois se tordre les mains, les yeux baissés, puis les remonter vers moi. C'est fou, nous avons vraiment les mêmes yeux, Iris aussi d'ailleurs. Ce doit être de famille...

- Je voulais te dire... je trouve très bien que tu fasses ce voyage, vraiment, mais... le devoir d'un père est de s'inquiéter pour ses enfants, enfin pour son enfant dans ce cas-ci...

Une nouvelle bouffée d'air et c'est repartit :

- Et... te laisser partir pour vivre chez des inconnus n'est pas pour me réjouir au plus haut point non plus, mais... j'ai conscience d'avoir été absent très souvent, même trop souvent et... et je me dis que si ça te rend heureuse et bien... je suis prêt à te laisser vivre cette expérience, mais seulement parce que j'ai confiance en toi et que... je sais que tu as beaucoup souffert Ivy, mais... il faut savoir que la vie continue après la souffrance, et que j'ai l'espoir que si tu te rends là-bas comme c'est prévu, tu pourras peut-être oublier un peu ta douleur ou du moins la laisser ici...

Son discours me touche beaucoup, vraiment. Lui et moi avons agis comme des étrangers trop longtemps, trop souvent. Depuis l'annonce de mon futur départ, on dirait que nous nous rapprochons un peu, mais pas de là à rattraper le temps perdu en un séjour de vacances. Je me suis souvent dit qu'un jour, il y aurait un moment où il ferait transparaître un peu plus ses sentiments à mon égard, au lieu de me traiter comme si j'étais une sorte de boulet pour lui dès que j'ouvrais la bouche. Apparemment, ce moment est venu.

- Papa, je...
- Non, attends...

Je soupire, le regardant toujours aussi intensément, mais cette fois en cherchant des réponses.

- J'ai... je ne croyais pas que tu partirais si vite de la maison, que tu voudrais aussi rapidement battre de tes propres ailes... c'est... c'est un peu déstabilisant, je m'étais fait à ta présence plus discrète, à nos conversations peu nombreuses, mais à chaque fois plus évoluées, à nos rapports distants mais qui tout de même me faisaient du bien... cependant je me rends compte que pour toi, ça n'était pas nécessairement l'idéal. J'ai agis en égoïste en me sentant bien dans une relation qui n'était pas saine pour toi, Ivy.

Des larmes embrouillent ma vision, je renifle discrètement et essuie la larme qui coule désormais sur ma joue... Je ne croyais pas pleurer aujourd'hui, croyez-moi!

- Alors... je sais qu'il est un peu tard pour pardonner, comme pour effacer, mais... disons que malgré la distance qui nous séparera, Rosie, tu resteras toujours ma jolie petite fille qui pleurait la nuit parce qu'elle avait peur du noir...

Dites-moi, pourquoi les parents se sentent-ils toujours obligés de se rappeler d'anecdotes peu victorieuses sur leurs enfants? Malgré cela, je viens de me jeter dans ses bras en pleurant comme cette petite fille que j'étais, il y a de cela quelques années... J'ai logé ma tête dans son cou et ses doigts passent lentement dans mes cheveux comme s'ils les peignaient. De gros sanglots s'échappent de ma gorge et je reste collé à son corps durant de longues minutes, me calmant peu à peu... Après un long moment, je me détache à regrets, essuyant les larmes qui coulent toujours sur mes joues. Mon père émet un petit rire et passe ses pouces sous mes yeux pour les débarrasser de l'excès d'eau en dessous. Je lui souris aussi en échappant un éclat de rire. Je le vois mettre sa main dans sa poche et en tirer un petit paquet, qu'il me tend. Mes yeux s'agrandissent de surprise et je prends la petite boite entre mes doigts.

- Qu'est-ce que c'est?
- Ouvre, tu le verras bien assez vite...

Je m'exécute et déballe lentement le paquet... wow...

- Alors, ça te plaît?
- Si ça me plaît?

Je me jette à nouveau dans ses bras en passant les miens autour de son cou. Il murmure alors dans mon oreille, d'une voix que je ne lui connaissais plus :

- C'est pour que, où que tu sois, où que tu aies, tu puisses rester en contact avec les gens que tu aimes...

Je souris une dernière fois pour moi-même, puis pars dans la contemplation de mon nouveau portable...

***



Bonjour,

Tout d'abord, je tenais à vous remercier pour votre lettre, elle m'a beaucoup touché. C'est rare de tomber sur des gens comme vous qui se soucient des autres. Pour répondre correctement à votre question non formulée, oui, je suis un peu stressée à l'idée de venir vivre chez vous durant l'année scolaire qui vient. Vous avez vous-même énuméré toutes les raisons qui font que, en effet, je puisse ressentir une certaine angoisse. Tout de même, merci.

Je ne peux cependant pas cacher ma joie à l'idée de redécouvrir ce pays, et c'est ce qui est ma principale motivation en venant ici. J'espère que d'autres prendront place durant mon séjour, comme celle de mieux connaître votre famille. Merci encore pour le soutient dont vous avez su me gratifier.

Bien à vous,

Ivy Mills

P.S.: Je suis désolée, je n'ai pas de photo correcte à vous envoyer de moi pour l'instant, même s'il aurait été plus convenable de vous en envoyer une.


Simone relisait la lettre avec étonnement, on pourrait même dire avec effarement. Cette jeune fille était visiblement plus instruite qu'elle le pensait, car connaître à ce point une langue qui n'est pas la vôtre, du moins c'est ce qu'elle pensait, tenait d'une facilité extraordinaire pour celle-ci, elle en était sûre. Simone pouvait voir à la façon dont elle l'avait écrite que cela ne tenait pas du fait que la jeune fille avait voulu faire étalage d'un don certain, mais plutôt du fait que cette manière d'écrire était la sienne, cela était trop bien maîtrisé pour que l'on perçoive un malaise dans l'écriture. Certes, le message était court, mais elle n'avait pas semblé vouloir approfondir un tas de sentiments confus, elle était même resté assez froide. Une jeune fille normale met plus de chaleur dans une lettre, même quand elle est adressée à un adulte qui lui est inconnu, elle en était également sûre. Simone ne savait pourquoi, mais à cet instant, elle sentit que la tâche qu'elle s'était donnée allait être plus ardue qu'elle ne le pensait...





oOoOoOoOoOoOoOoOo

Oui, je sais, la seconde partie est très courte, mais je me disais que la faire autrement que comme ça serait trop... long! Alors pour le prochain chapitre, qui devrait venir cette semaine, je ferai de loooooongues pages sur Word afin que vous soyez comblées xD! Gros becs les filles!

mari

# Posté le dimanche 17 août 2008 15:04

Modifié le mercredi 11 février 2009 18:54